Fortunes et récits de la Mer

Liberty Ships : les cargos de la victoire

Illustration Guy Quiesse
Illustration Guy Quiesse

On connaît aujourd’hui le Liberty ship par l’histoire, mais également la littérature du commandant Quiesse, Liberty story notamment et, pour les plus jeunes par célèbre série de bande dessinée de Jean-Charles Kraehn et Patrick Jusseaume « Tramp ». Il s’agit d’un type de cargo à la ligne très facilement reconnaissable et qualifié à l’origine de vilain petit canard.

 

Il possédait pourtant beaucoup d’avantages si l’on en croit le commandant Quiesse : "C’était un navire à vapeur très silencieux. Son hélice tournait à 66 tours par minute. Sa vitesse  dépassait à peine 10 nœuds et il ne vibrait pas. Lorsque les portes des passerelles étaient closes, on ne pouvait jamais dire si le navire était en route ou stoppé … aux étages inférieurs, le bruit de la machine était également insignifiant.». On prétend même que le discret tintement d’un glaçon cognant le bord d’un verre faisait accourir tout l’équipage."

 

 

A l’origine, les Liberty ships,  sont des cargos révolutionnaires tant dans leur mode de fabrication que de construction. 2751 ont été construits en seulement trois ans et demi, aux USA pendant la guerre 1939 – 1945, pour transporter le plus possible de matériel vers le Royaume Unis. Première fabrication en série, coque soudée et non rivetée, faible coût de revient, rapidité d’assemblage : le SS Robert E. Peary, construit à Richmond (Californie) a été lancé le 12 novembre 1942, seulement 4 jours et 15 heures et demie après la pose de sa quille3. Ces vilains petits canards ont été une des pièces maîtresses de la victoire. Construits pour durer une seule traversée, ils occuperont les océans pendant plus de vingt années.  Dès la fin du conflit leur succèderont les Victory Ships, plus solides et mieux motorisés.

 

 

Après la guerre ces cargos ont été revendus à différents pays. La France en a touché 75 qui portaient des noms de villes impliquées dans la victoire contre les forces d’invasion. De ces cargos dont il reste aujourd’hui peu de survivants. Deux sont encore en état de naviguer SS John W. Brown à Baltimore et le SS Jeremiah O'Brien à San Francisco.  D'autres se reposent dans les musées maritimes comme l’ Arthur M. Huddell au Pirée. Le JEREMIAH O'BRIEN fut, avec la JEANNE D'ARC, le navire le plus visité (35 000 personnes) durant la deuxième édition de l'Armada rouennnaise en 1994.

 

 

Un Liberty ship, c'était 3 200 t d'acier, 80 km de soudures, 28 000 rivets, 12 km de tuyauteries, 8 km de fils électriques, 25 t de peinture, etc. Environ 300 000 ouvriers participèrent à leur construction. Le chantier de South Portland employait à lui seul 30 000 ouvriers, dont 3 700 femmes. La moitié de la main-d'oeuvre n'avait jamais travaillé sur un chantier naval auparavant. Ce chantier construisit 30 British Oceans et 236 Liberty Ships (le premier fut construit en 279 j, le dernier en 52 j).

 

Jean-Marie Quiesse

octobre 2019

 

 

 

Jacques Chirac et l'appel de la mer

Jacques Chirac pilotin 1950 - Photo UIM
Jacques Chirac pilotin 1950 - Photo UIM

 

Le 10 juillet 1950, jacques Chirac est reçu à la seconde partie du baccalauréat. "A ce moment, j'ai eu envie de partir." dit-il. Il embarque comme pilotin-radio sur le navire « Capitaine Saint Martin » pour un voyage Dunkerque-Alger/Mellila-Calais.

 

Il copie beaucoup les marins, les singe un peu : il fume la pipe jusqu'à en être malade. A Alger, il partage leurs virées nocturnes : "C'était pour moi une expérience un peu étonnante mais amusante...On est allé dans les fameux quartiers réservés de la Casbah et on y a passé la nuit entière". Il n'aura pas l'occasion d'en connaître plus. Le jour du retour à Dunkerque, il distingue, de loin, la silhouette de son père venu le chercher. Objectif : Sciences Pô. « Je lui ai proposé de préparer le brevet de lieutenant au long cours pour faire carrière dans la marine marchande. Il l'a fort mal pris. » Une réaction sans surprise.

 

 

L’après guerre 39-45 a connu le développement d’une flotte maritime considérable (les Liberty ships), voguant sur les routes des colonies. La moyenne d’âge des équipages était d’environ 25 ans, pacha compris. Les écoles de navigation ne fournissaient pas assez d’officiers et beaucoup furent alors issus de l’école pratique des « pilotins ». Embarqués tout jeune, les meilleurs devenaient "lieutenant dérogataire" et montaient dans la hiérarchie. Bien plus tôt dans l'histoire, Charles Baudelaire, Edouard Manet , Paul Gauguin , furent également « pilotins » sur les navires.

 

Jean Marie Quiesse septembre 2019

 

 

Références
Un inconnu nommé CHIRAC, Thierry Desjardins, La Table ronde, 1983.
Site Escales maritimes – Claude Briot
Commandant Guy Quiesse - Liberty story

 

Naufrages : des drames, des chansons, des sauveteurs

 

Le vendredi 7 juin 2019, partis secourir un marin pêcheur, Yann Chagnolleau, Alain Guibert et Dimitri Moulic sont décédés dans le naufrage du « Patron Jack Morisseau », leur vedette de sauvetage.

 

 

La SNSM est une association de 8000 bénévoles née de la fusion  des Hospitaliers sauveteurs bretons et de la Société centrale de sauvetage des naufragés en 1967.[1] Elle effectue 20000 sauvetages par an et sauve 9000 personnes.  Premier armateur français avec 450 bateaux, la SNSM doit remplacer en 2019, 37 canots tout temps mis en service entre 1985 et 1996. 77 % des interventions concernent la plaisance[2], 12 % les professionnels de la mer (pêcheurs) et 11 % des loisirs nautiques.

 

 

Puisque nous évoquons les naufrages, je vous conseille la chanson écrite par le gardien de phare, Entre le pilier et Noirmoutier, témoin du naufrage du Tyrus en 1878), le chant traditionnel Le naufrage, le poème Le naufragé de Voltaire, les tragédies du Saint Philibert, du Titanic, du Hilda, du Manureva d'Alain Colas. Sans oublier le Grand Coureur. Le Navire de Bayonne , lui, échappa de justesse au naufrage...Ce ne fut pas le cas en 1794 lorsque le naufrage du Vengeur fit toute une affaire et une chanson[3]Ceux du Pluviose (Th. Botrel), évoque la perte de ce sous-marin en 1910 devant Calais . Le naufrage de l'Amoco Cadiz en mars 1978 a créé la première grande marée noire de l'histoire, sur les côtes bretonnes. Cette catastrophe a inspiré le titre Nos oiseaux de GlenMor. Encore en 1978, cette fois ci le 16 novembre, disparaissait Alain Colas. Alain Chamfort et Serge Gainsbourg ont alors signé la chanson Manureva.

 

 

En France environ 120 marins pêcheurs perdent la vie en mer chaque année.  Ce beau métier est toujours un des plus dangereux. Il faut aussi parler des 16000 à 35000 victimes migrantes  mortes ou disparues en mer, la plupart en Méditerranée, depuis quatre ans et demi. La chanson Mercy leur rend hommage. Mais aussi Gibraltar, Lampedusa et celle du marin pêcheur qui se demande Où aller ?

 

 

Jean-Marie Quiesse – juin 2019

 



[1] Seule exception, Dans la cité phocéenne, la vedette de 1re classe V1 NG La Bonne Mère de Marseille (SNS 152) est armée par des militaires du bataillon de marins-pompiers de Marseille.

[3] Il s'était rendu aux anglais mais le gouvernement de l'époque soutint qu’il avait glorieusement coulé pendant la bataille.  Le retour des rescapés du naufrage jeta le trouble !

 

La sirène de Port Blanc Groagez

 

Cette année là, je chassais le surnaturel breton sur les Côtes du Nord. J’y habitais.  Ce lieu peuplait mon univers et convenait, entre deux grains, à mon ambiance musicale intérieure ponctuée de coups de vent, cocoonée de brouillards, entre marées et pêche.

 

La côte près de Port blanc est un lieu particulièrement inspirant bien que souvent hostile et redouté des marins. Port Blanc est tout prêt du Sillon de Talbert ce « doigt breton dans la mer qui pointe son nez vers l’angleterre » comme chante Michel Tonnerre.

 

Anatole Le Braz, y a vécu.  Spécialiste des légendes bretonnes, il avait sans doute entendu celle-ci On raconte, en effet, qu’au centre de ce dédale de rocs et de courants, sur l'île de Groagez vivait une sirène, sorte de Mary Morgane, une fée d’eau. Légende que tout cela, fruit d’une histoire lointaine où l’imaginaire suppléait aux évidences scientifiques. Et bien un fait étrange allait, pour moi, contrarier cette belle approche rationnelle.

 

C’est en effet là que je ne sais par quel hasard (mais y a t’il un hasard en pays Gallo) que je me retrouvais à boire le café avec un marin du cru par une belle journée d’hiver comme seul sait en fabriquer le climat d’Armor. De fil en aiguille, de trinquages en silences, poussé par sa femme, Le Bihan me raconta cette histoire étrange qui le hantait depuis quelques années.

 

Ce jour de décembre, la marée était bonne, la mer étale et le soleil radieux. Avec sa chienne il partit comme à son habitude pour relever ses lignes, cueillir quelques rares ormeaux, des rigadeaux, des crabes et, pourquoi pas, si la chance était avec lui, ramener un bel homard car, à cette époque, on en trouvait encore sous les roches. Tout à coup c’est le coton. Un épais brouillard l’enveloppe, il perd son chien de vue. Le voici dans un curieux silence hors de l’espace et des bruits de la vie.  Pas d’inquiétude, il connait le coin comme sa poche.

 

Il prend donc le chemin du retour mais, stupeur, il se retrouve les pieds dans l’eau. Il fait volte face. Le flot non seulement semble le suivre, mais il court plus vite que lui. Et tout à coup, au cœur de son angoisse, il entend un chant qui l’appelle. Il va dans sa direction. Quand l’eau atteint les genoux. Il quitte ses bottes. De nouveau se fait entendre le chant qui va le sauver ! Mais plus il se dirige vers cette voix, plus le niveau monte. Voici maintenant l’océan à sa taille. Il quitte son pantalon. La mer lui parait chaude, douce et caressante.  Mais le chant est son étoile et il continue.

 

C’est, dit-il, au moment où la marée atteignait ses épaules qu’une forme noire et haletante l’attrape par sa vareuse pour le tirer vers la rive. C’était son chien. Devant son pousse café, il en frissonne encore, Le Bihan. Il sait maintenant que la Sirène l’a, comme il dit  « choisi ».

 

Jean-Marie Quiesse - Avril 2019

 

Rose Héré l’héroïne d’Ouessant

 

 « La mer, c’est le domaine des hommes. Celui des femmes, c’est l’île » disait îles Odette de Puigaudeau, l’ethnologue qui fut un temps marin-pêcheur. Elle nous parle avec chaleur des femmes d’Ouessant, celles qui découpent les gleds, récoltent le goémon, labourent, sèment et récoltent pendant que leurs compagnons naviguent. Je les voyais jeunes et vieilles, se pencher vers les blés et les couper à ras de terre avec une faucille antique racontait déjà le journaliste Claude Anet en 1907.  

 

 

 

Si le monde maritime est empli de figures masculines, les femmes y sont pourtant omniprésentes. Car, comme dit Mac Orlan, « la chanson des femmes conduit la chance des autres comme le fil de laiton conduit la lumière. » Et parmi celles-ci  se détache la figure de Rose Héré ouessantine aux yeux à la surprenante clarté bleue, dans un « visage bruni par le hâle ». De Puigaudeau l’a personnellement rencontrée tout comme Savignon l’auteur des « Filles de la pluie ». Voici son donc histoire.

 

 

 

Dans la nuit du 2 novembre 1903, le Vesper un cargo de 100 mètres de long, remontait d'Oran avec sa cargaison de vin, 3500 tonnes en barriques bien arrimées. Son équipage est de 34 hommes, des Anglais. Dans les parages d’Ouessant, le commandant Viel, un Breton,  scrute le brouillard épais qui cache une mer emplie d’écueils. Hélas, à 3 heures et demie, le navire vient se briser sur les rochers de la pointe du Pern.

 

 

 

Voici le récit de l’exploit de Rose rapporté par Savignon :

 

 

 

« La situation du bateau était désespérée. L’équipage mit les deux chaloupes à la mer. Une de ces embarcations, drossée par le courant, allait infailliblement se perdre sur les récifs. Rose était sur la grève.  On lui lança un bout qu’elle s’efforça d’attraper… Rose amarra la corde à une roche aiguë et se (re)mit à l’eau. C’était un peu au-dessous de la pyramide du Runiou. Elle avança, se soutenant des mains, insensible au froid ; ses jupes flottèrent un instant, comme une cloche, s’enfoncèrent, et, soudain, perdant pied dans un trou, elle disparut. Pourtant, elle ne lâcha pas prise ; à la force des poignets, elle remonta à la surface, progressant de quelques mètres vers la barque, disparut, avança encore. La chaloupe était à une soixantaine de brasses. Ce trajet fut long et infiniment pénible. — Enfin, dit-elle, ils m’ont crochée avec la gaffe et amenée avec eux.

 

Quand Rose eut amené son monde à Pen Ar Roc’h, elle rentra chez elle. L’île fut la cible des médias de l’époque. Rose Héré fut reçue et décorée à Paris, honorée à Londres et à Marseille. Elle retourna vivre dans la nouvelle maison qu’on lui avait offerte. Son nom est aujourd’hui porté par une vedette de transport de passagers. Un navire féminin, donc, et une vedette de surcroît !

 

 

 

Et après le sauvetage, l’énorme cargaison de vin du Vesper échoue sur l’île : « Après tout, c’est vrai dit un habitant de l’île…On pouvait courir d’un bout à l’autre des grèves en marchant sur les fûts, tant ils étaient nombreux…Oui, on a pillé, on s’est saoulé, on a jeté des gendarmes à l’eau, on s’est battu contre la troupe. Que voulez-vous ? Le vin était tiré, on l’a bu. »

 

 

 

Le naufragé du Pacifique : c'est arrivé un 7 mai

Vous êtes vous jamais imaginé, en plein Pacifique, seul, sans mât, sans radio, sans balise de détresse ?

 

Ulysse, notre jeune marin ne voulait pas y croire « C’est pas possible, on va revenir cinq minutes en arrière et tout sera comme avant… ».  Mais voilà : le mât est bien brisé net, les gréements sont emmêlés sur le pont, le génois traine dans la mer. Bientôt l’éolienne ne sera plus qu’un souvenir : un cauchemar !

 

 Ulysse convoie l’Argo, un Ovni  31, un quillard de 9,50 mètres. Les Marquises sont au nord-est de Tahiti.  On compte 850 miles nautiques soient 1400 kilomètres, entre sept et huit jours de navigation.  Il fait escale à Rangiroâ dans les Tuamotu qu’il laisse le mardi 25 avril 2017  En franchissant la passe, il ressent un « immense sentiment de liberté ». Face à lui, c’est un véritable désert maritime, loin de tout, au cœur d’un océan Pacifique qui ne l’est pas toujours.

 

L’Argo navigue avec grand-voile et  génois Ulysse est empli d’un « sentiment de plénitude ». Voilà maintenant 5 jours qu’il navigue. Ce dimanche 7 mai il est 9 heures du matin. Ulysse sommeille dans le cockpit.  Et soudain, il entend dans son sommeil « un gros craquement et un grand « blam ». Il s’aperçoit avec stupeur qu’un tronçon du mât Selden, brisé, surnage à côté de lui. Sur le pont c’est un véritable chaos. Il va falloir sortir de là. Alors, attaché par une ligne de vie,  commence la plongée pour dégager ce qui peut l’être, notamment le génois, puis libérer le pont. Heureusement, à part la très forte houle dans laquelle le voilier joue les ascenseurs,  il fait beau. Retour à bord : impossible de faire fonctionner la radio, mais, surprise,  la position de l’Argo s’affiche sur le GPS qui fonctionne toujours : 300 kilomètres des Marquises ! Pas question d’y parvenir avec seulement 20 heures de fuel.

 

Alors s’amorce un lent retour vers les Tuamotu, avec une voile de fortune et l’utilisation très parcimonieuse du moteur. Le bateau roule beaucoup.  La dérive sud-ouest se trouve également contrariée par de nombreux grains. Une fuite de fuel dans les fonds empoisonne l’air. Surpris par le son de sa propre voix lorsqu’il se parle, Ulysse craint de sombrer dans la folie. Mais les mauvaises pensées s’effacent devant la nécessité de tenir et garder espoir.

 

Après six jours de dérive, sans croiser aucun navire,  apparaît enfin une terre. C’est l’île de Takaroa, un petit paradis de 400 habitants où il reçoit un très bon accueil. Après s’être longtemps rationné, il dévore enfin un grand plat de pâtes, puis appelle sa famille et ses amis. « Lorsque j’ai mis le pied sur l’île, dit-il un chien s’est mis à aboyer. Je pense que j’avais une espèce d’aura extraordinaire. J’ai regardé ce chien, il a arrêté direct de m’aboyer.  Avec un don de 200 litres de gas-oil, Ulysse est rentré à Tahiti.

 

Jean-Marie Quiesse - janvier 2019

 

Ecouter et voir en video : Le naufragé du Pacifique

L'aigle du mont Ida - Une histoire vraie de rencontre divine

Un récit véridique du Commandant Quiesse

 

Ce matin là, le cargo longeait la côte Sud de la Crète et le soleil hivernal brillait de tous ses feux, éclairant de rouge à son lever, les sommets de la Crète couverts de neige jusqu'à mi-pente.

 

 Du Cap krio à l’Ouest, jusqu’au Cap Goudoura, ils longea les falaises à quelques centaines de mètres de distance, la côte étant acore, juste sous le mont Ida où naquit Zeus. Le commandant sur l’aileron de passerelle achevait son quart.

 

Il vit alors un immense oiseau descendre de très haut. Les rémiges de l’extrémité de ses ailes se redressèrent en s’écartant. C’était un aigle immense qui se posta dans le vent, tout près. La bête de deux mètres d’envergure était maintenant immobile, et fixait un commandant fasciné.

 

 Ils restèrent ainsi cinq bonnes minutes immobiles, l’un observant l’autre. Le vent siffla contre le plumage de l’oiseau divin. Il ouvrit le bec, émit un petit cri, pencha à droite et à gauche comme un avion qui salue et repartit vers le sommet de la montagne. Le commandant saisit les jumelles pour le voir diminuer jusqu'à devenir un point dans l’azur,  disparaissant vers le sommet du Mont Ida, là où, dit-on est né Zeus, le dieu des dieux qui venait de se manifester.

 

Jean-Marie Quiesse - Janvier 2019 - D'après un récit du Commandant Guy Quiesse
 

Voir L'aigle du mont Ida mis en images par JM Quiesse