Cinéma de la mer et des marins

Pandora

Pandora fut, dit-on,  la première femme, créée par Zeus pour se venger de Prométhée qui lui avait ravi le feu. Créature parfaite elle fut dotée de nombreuses qualités : habileté, élégance, talent musical, art de la persuasion, curiosité et... jalousie. Il lui fut confiée une boîte que sa curiosité poussa à ouvrir. Las, il en sortit des calamités : vieillesse, maladie, guerre, famine, misère, folie, mort, vice, tromperie, passion, orgueil. 

Mais l'espérance faisait partie du lot !

 

Le Hollandais volant est un bateau fantôme légendaire qui parcourt les mers. Il est dit dans le film que le Capitaine serait délivré de sa malédiction si une femme l'aimait et se sacrifiait pour lui...

 

Un magnifique film d 'Albert Lewin sur une moderne Pandora et sa rencontre avec le capitaine du Hollandais Volant !  Tourné en 1951 à Tossa de Mar c'est le premier film en couleur de Ava Gardner.

 

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Naufrage du Titanic

Le naufrage du Titanic. Un montage de Michiyo Fujiwara et Jefon Martinez

Bon bain !

 

https://www.youtube.com/watch?v=n5m6_xQNcOQ

Moby Dick - La fin d'Achab

Moby Dick terrifie le commun des mortels. Mais Achab est déjà un Dieu à sa façon, « un grand impie divin » selon le mot du capitaine Pileg, un véritable seigneur des mers qui ne peut souffrir une telle rivalité. Achab veut dominer les eaux en monarque absolu et, pour se faire, il doit occire la diabolique baleine qui jadis l’a vaincu. Le vieil homme tire sa rancœur et sa force de sa jambe fantôme remplacée par un morceau d’ivoire. Chaque pas qu’il fait sur le pont du Péquod lui rappelle la fin unique vers laquelle il tend.

Avant l’ultime assaut contre le monstre, Achab se fait forger un nouveau harpon qu’il « sanctifie » dans le sang de trois païens : Tashtego, Queequeg et Dagoo. Dans son délire mystique, il révèle la véritable nature du surhomme : « Ego non baptismo te in nomine patris, sed in nomine diaboli / Je ne te baptise pas au nom du Père mais au nom du Diable. » L’homme-Dieu doit littéralement être compris comme un antéchrist : un faux prophète qui viendra singer la véritable transcendance.

 

Source revue Philitt

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The Sailor from Gibraltar / Le Marin de Gibraltar (1967) de Tony Richardson

 

Après Mademoiselle (1966), Le Marin de Gibraltar est le deuxième film de Tony Richardson, d’après Marguerite Duras, avec Jeanne Moreau. Le réalisateur britannique y effectue de nouveau un rapprochement entre Nouvelle Vague et Free Cinema et ici, le pont est davantage franchi que dans Mademoiselle. En effet, Richardson parvient enfin à retrouver cette liberté si particulière qui faisait alors la force des films français de l’époque, de Truffaut ou de Godard.

 Le début du Marin de Gibraltar nous fait penser au Voyage en Italie (1954) (ceci n’est d’ailleurs pas étonnant, étant donné que le Free Cinema se réclame ouvertement de la filiation avec le néo-réalisme italien). Ainsi, il s’agit de l’histoire d’un couple de Britanniques qui part en vacances en Italie. Comme dans le film de Roberto Rossellini, les deux amants, au lieu de se rapprocher par une expérience commune, vont finir par se séparer. De même, les musées antiques, le tourisme et l’éclatant soleil ne vont pas apporter la joie dans le ménage déjà en perdition.

Les mutins du Yorik

Dans les pas d'un jeune marin épris de liberté, un film d'aventures empreint de réalisme, qui ouvrit au jeune Horst Buchholz les portes d'Hollywood. Une production des studios UFA, lointainement inspirée du roman "Le vaisseau fantôme" de l'écrivain allemand B. Traven.

 

À Anvers, le jeune Américain Philip Gale, matelot à bord d'un cargo, se fait dérober son carnet maritime et son argent par sa conquête de la nuit. Revenu au port après le départ de son navire, il échoue à s'embarquer, faute de papiers, sur un autre bateau. Il décide alors de gagner le sud de la France, dans l'espoir de trouver un capitaine peu regardant sur les règlements de navigation. Après une courte idylle avec une jolie Française, il est attiré par de fausses promesses à bord du Yorik, un épouvantable rafiot se livrant à la contrebande d'armes entre Marseille et l'Afrique du Nord. Contraint de faire le soutier dans la dangereuse salle des machines, il se lie d'amitié avec son compagnon de misère, Lawski, un Polonais, qui comme lui n'a qu'un désir : échapper à l'enfer du Yorik… (Texte Arte 2018)

 

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